Où tout est obscur.
Dans les ténèbres les plus profondes,
Dans mes cauchemars les plus noirs,
Là où le mot lumière n'existe guère,
Dans cet endroit, où la paix est synonyme de peur,
Où la guerre dicte son bonheur,
Mon existence ne tient qu'à un fil, celui du malheur.
Du bout des doigts j'effleure ma terreur qui me fait si peur.
Mon inconsciente joie de vivre est ravivée par l'horreur.
Je me nourris de mes erreurs passées pour mieux me dévier à l'avenir.
Faute de mieux je prend la vie à contre sens,
Seul sur cette voie interminable je suis l'accident,
Sans feu de détresse je me presse d'arriver je ne sais où.
Ma tristesse a un gout de miel, noyée par une volonté amère.
Guerrier dans une bataille sans fin,
Je m'achemine très lentement vers ma perte.
Une vie de complot pour un Tchouco en sanglot.
Je vole, je plane, léger je suis vidé.
Je pourrais parier sur mon avenir mais je perdrais.
Je suis damné dans une vie d'étranger.
Le temps s'est arrêté mais je continue à avancer,
Peu importe la direction, je me suis déjà perdu à quoi bon me retourner,
Pour tout recommencer, repartir à zéro.
Brulé je suis cramé,
Ma couleur de peau me vaut d'être condamné,
A perpétuité je suis écroué.
La peau trouée je meurs à petit feu.
Mon noir se fait bleu,
Mon c½ur se fait creux,
Tchouco se fait vieux.
Je plonge dans le vide par manque d'adrénaline.
Dans ma ligne de mire l'enfer me fait signe.
Pour si peu de peine je reste zen.
Seul dans l'arène je me met K.O.
J'écris ce qui me vient à l'esprit,
Fatigué d'une peine capitale pour avoir penser.
Je me veux écrivain, je vis en vain.
Je rêve de liberté, mais je me referme sur moi même.
La vie me mène où elle m'emmène.
Si c'est ma fin, je la prend comme elle vient,
Et si je t'aime ce n'est pas pour rien.
Je cherche juste une lueur à mon calvaire,
Une lumière à mes ténèbres,
Une issue à mes cauchemars,
Un toi à moi,
Du chocolat chaud pour réchauffer mon c½ur.
Juste un espoir, trouver de la lumière au bout de ce couloir.
Je crois plus à l'amour,
Mais je veux croire en toi.
HAÏTI CHÉRIE
Tchouco à vie et même après ma mort... ce foutu sort...





